L’association musicale de Plédran m’a permis de découvrir les bases de la théorie musicale, du rythme et de la pratique collective avec des cours particuliers de batterie, de solfège et des répétitions en groupe. Après quelques années et de nombreuses représentations scéniques, j’ai commencé à créer mes propres compositions. Cela m’a permis de m’initier à Fl Studio, aux techniques de production et de faire de nouvelles rencontres.
Depuis 2019, avec l’association La Ruche à Idées, j’ai pu créer des ambiances sonores, et des bruitages pour leurs jeux vidéo. Ces projets m’ont appris à m’adapter à des contraintes artistiques variées, imposées par les différents thèmes des jeux. Influencé par mes amis, j’écoute de plus en plus de rap et m’intéresse à la croisée des cultures qu’offre le sampling en écoutant les productions marquantes de Nikkfurie pour La Caution ou plus récemment avec les Live sessions de Légendes Industries qui allient le talent de musiciens hors pair avec des rappeurs du moment.
Dès 2022, cela m’a inspiré à créer des prods rap puis à enregistrer et mixer en home studio pour différents artistes. J’ai aussi participé à plusieurs sessions au studio du Moros à Concarneau. J’ai ainsi découvert le travail en équipe dans la création musicale et les bases du métier d’ingénieur du son, dans un environnement professionnel. L’été dernier, j’ai pu observer des projets de mixage durant un stage au studio BBH à Paris avec Benoît Fleury, ce qui a renforcé mon ambition de professionnaliser ma pratique et d’approfondir mes compétences techniques. J’ai continué dans cette dynamique en avril puis en août avec un stage au studio du Faune et chez Prod203, où j’ai pu participer à des sessions d’enregistrements.
En août 2025, j’ai eu l’occasion d’assister à plusieurs sessions de mixage pour différents artistes, notamment Natalia Doko, Alix Lugiaco et L’August.
Les sessions alternaient entre Ableton et Pro Tools, parfois en présence des artistes. Cela m’a permis d’observer à quel point le dialogue et l’écoute sont importants dans l’évolution d’un mix. Chaque remarque peut amener à revoir un choix et faire évoluer le morceau dans une nouvelle direction.
J’ai pu suivre différentes étapes du processus : la mise à plat des pistes envoyées par l’ingénieur d’enregistrement, la recherche d’un équilibre global, la gestion des automations ou encore le traitement des voix.
J’ai également pu observer des choix plus marqués de filtrage et de saturation pour modeler l’espace sonore, ainsi que le travail sur la dynamique et la répartition des fréquences. C’est en observant ces différentes étapes que j’ai commencé à mieux comprendre comment un mix se construit dans le détail, entre les choix techniques et l’intention artistique.
Cette expérience m’a donné une vision plus concrète du mixage professionnel et de toutes les décisions qui se cachent derrière un morceau finalisé. Elle a aussi renforcé mon envie d’évoluer dans cet environnement où la technique et la création musicale sont constamment liées.
Merci à Benoît pour m’avoir permis d’assister à ces sessions et de découvrir son approche du mixage.
En avril dernier, j’ai eu l’occasion de suivre les sessions d’enregistrement du groupe Yatipik, au Studio du Faune, aux côtés de Maëleg Fouquet.
J’ai pu découvrir des musiciens hors pair, avec Tito, guitariste rock aux solos transcendants, Yann, pianiste de formation classique aux grooves syncopés, et Pierre, guitariste aux sonorités méditerranéennes avec une touche de jazz manouche.
Les différentes personnalités musicales du groupe se mélangent et apportent aux compositions traditionnelles bretonnes de Tito une nouvelle accessibilité, tout en créant des sonorités riches et harmonieuses.
Maëleg, ingénieur du son ayant suivi son cursus à l’ISB, m’a expliqué plusieurs notions techniques liées à l’enregistrement, comme l’importance du positionnement des micros ou encore le reamping des guitares.
J’ai aussi pu découvrir d’autres facettes du métier, notamment toute la préparation d’une session en amont, avec le choix des micros, l’organisation du matériel, mais aussi la communication avec les musiciens.
Cette dernière m’a particulièrement surpris par son importance et la place qu’elle occupe dans le travail de l’ingénieur du son. Les retours, les conseils et les encouragements permettent aux musiciens d’évoluer dans une ambiance sereine, ce qui me semble essentiel dans ce moment particulier qu’est l’enregistrement d’un projet.
Merci à Maëleg, Yatipik et Laurent Renault pour m’avoir accueilli au Studio du Faune et de m’avoir permis de vivre cette expérience.
Ce mois d’août, j’ai eu la chance de découvrir les studios flambant neufs de Jamais 203 Production, aux Herbiers. J’ai été chaleureusement accueilli par Samuel Briand et toute l’équipe de Prod203.
Cette expérience s’est avérée très formatrice, notamment grâce à la confiance que Samuel m’a accordée. J’ai pu profiter du studio Dolby Atmos 9.1.4 et découvrir le son immersif avec la technologie L-ISA.
J’ai aussi pu comprendre plus en détail l’organisation d’un studio haut de gamme en réalisant un tableau Excel pour aider à la préparation du patch micros. Un travail qui m’a permis de mieux comprendre toute la préparation nécessaire avant une session.
J’ai également pu me former aux bases de Pro Tools en créant des versions alternatives d’albums pour leur librairie musicale. Lors d’une Jazz Session, j’ai participé au cadrage et à la préparation du studio, ce qui m’a permis de découvrir une nouvelle manière de travailler.
En parallèle, j’ai pu découvrir la complexité de l’intégration immersive avec les AV Designers, et tout ce que cela implique derrière un système de diffusion immersif.
Pour terminer ce stage, je me suis rendu à la Cinéscénie. J’ai eu la chance d’admirer ce spectacle démesuré depuis la régie grâce à Kylian Soulard, monteur vidéo chez Prod203. Une belle façon de terminer cette expérience !
Merci à toute l’équipe de Prod203 pour leur accueil, leur confiance et tous les moments de partage durant ce stage.